J’ai vécu 3 ans en Thaïlande, partagé la vie d’une Thaïlandaise, et je me suis entraîné dans plusieurs camps de Muay Thaï avec les meilleurs. Voici les 10 choses à savoir avant d’y aller et la vraie raison pour laquelle tes coups de pied stagnent : ce n’est pas un manque de souplesse, c’est un manque de mobilité active dans les hanches.
Si tu t’intéresses à la boxe thaïlandaise, au Muay Thaï, aux arts martiaux en général, ou que tu veux simplement kicker plus haut sans te blesser, tu vas trouver ici bien plus que des conseils de voyage. Ce que j’ai compris là-bas a changé ma façon de voir le corps, la mobilité, et la vraie raison pour laquelle la majorité des pratiquants plafonnent.
Les temples sont partout : le bouddhisme au cœur du quotidien
Le bouddhisme est la religion principale en Thaïlande, et les statues géantes de Bouddha, comme les temples magnifiquement décorés, sont omniprésents. Même dans les villages reculés ou sur les îles touristiques, tu en verras partout.
Les Thaïlandais croient au paradis et à l’enfer, même si ce n’est pas directement issu des enseignements du Bouddha. Donner aux moines (argent, nourriture…) est un acte de « mérite » pour obtenir une vie meilleure. Ce système permet aux moines de vivre sans argent, tout en jouant un rôle de redistribution dans une société où les services sociaux sont limités.
Les Thaïlandais aiment plaisanter, même dans la difficulté
C’est une culture où l’humour est omniprésent, même dans les moments durs. L’autodérision est une manière de dédramatiser une vie parfois marquée par la pauvreté et les défis. Tu t’en rends compte vite : on rit beaucoup plus facilement là-bas qu’en Europe, même quand la situation ne s’y prête pas vraiment.
Le pays du sourire : un langage à lui seul
Malgré les difficultés, les Thaïlandais affichent une joie de vivre et une qualité de vie simple mais authentique. Le sourire fait partie intégrante de la communication. Il peut dire oui, non, ou « je ne comprends pas ce que tu me dis mais je veux rester bienveillant ». Apprends à le décoder, ça t’évitera pas mal de malentendus.
L’anglais « version thaï » : la grammaire qui simplifie tout
En dehors des zones touristiques, l’anglais est très limité. Quand il est parlé, il suit la logique grammaticale du thaï (pas de temps, pas de conjugaison, syntaxe simplifiée), ce qui donne des phrases comme :
« Tomorrow come back na ka » (je te verrai demain)
« Not have ka » (on n’a pas)
Une fois que tu as compris la logique, tu communiques beaucoup plus facilement, même sans vocabulaire avancé.
Qui a besoin d’une table quand on a le sol ?
En Thaïlande, on mange, on cuisine, on dort parfois à même le sol. Résultat : les Thaïlandais gardent une capacité à s’accroupir profondément toute leur vie, alors que nous, Européens, avons perdu cette mobilité naturelle à force de rester assis sur des chaises.
Ce n’est pas une question de génétique ou de souplesse innée. C’est une question d’usage : un corps qui s’accroupit tous les jours depuis l’enfance garde l’amplitude de hanches et de chevilles nécessaire. Un corps qui ne fait que s’asseoir sur une chaise pendant 30 ans… la perd. C’est exactement le même principe que je détaille plus bas pour les coups de pied au Muay Thaï : ce que tu n’utilises pas, tu le perds.
L’argent liquide est roi
Les paiements se font principalement en cash. Peu d’endroits acceptent la carte bancaire, et souvent avec une surcharge de 3 %. Mieux vaut retirer directement dans les distributeurs, en particulier dans les banques comme Krungsri (la jaune), qui proposent généralement de meilleures conditions de retrait.
Louer et conduire une moto : ce que tu risques vraiment
Tu peux conduire avec un permis international, mais tu seras souvent contrôlé si tu es occidental. Et même sans permis, tu pourras louer une moto sans problème. Le souci, c’est qu’en cas d’accident, tu seras responsable, et sans assurance, l’addition peut être très salée. Vérifie toujours les conditions du loueur avant de signer.
Le Muay Thaï : l’école de la discipline… et de la mobilité
Le Muay Thaï, ou boxe thaïlandaise, est presque une religion. Les enfants commencent à s’entraîner très jeunes, souvent pour sortir leur famille de la pauvreté.
L’entraînement est intensif : deux fois par jour, six jours par semaine, avec des séances de footing, corde à sauter, shadow boxing, paos, sacs lourds, sparring, clinch… Très peu tiennent le rythme, seuls les plus solides deviennent combattants.
Mais ce que beaucoup d’Occidentaux ignorent, c’est que les meilleurs coups de pied ne viennent pas uniquement de la technique. Ils viennent d’un corps mobile et souple, notamment au niveau des hanches.
Si tu veux kicker plus haut, plus vite, avec plus de puissance, il faut que tu travailles ta mobilité articulaire, pas juste ta souplesse passive.
Les hanches raides limitent ton amplitude. Les chevilles figées t’empêchent de pivoter correctement. Les ischios trop courts ralentissent l’exécution. Et pire : tout ça augmente ton risque de blessure.
👉 Tu veux de meilleurs coups de pied ? Il te faut un travail spécifique pour ouvrir les hanches, assouplir activement le bassin, et gagner en force dans toute l’amplitude.
Le Muay Thaï, ou boxe thaïlandaise, est presque une religion là-bas. Les enfants commencent à s’entraîner très jeunes, souvent pour sortir leur famille de la pauvreté. L’entraînement est intensif : deux fois par jour, six jours par semaine, avec footing, corde à sauter, shadow boxing, paos, sacs lourds, sparring, clinch… Très peu tiennent le rythme. Seuls les plus solides deviennent combattants.
Pourquoi les meilleurs coups de pied ne viennent pas (que) de la technique
Ce que beaucoup d’Occidentaux ignorent, c’est que les meilleurs coups de pied ne viennent pas uniquement de la technique. Ils viennent d’un corps mobile et souple, notamment au niveau des hanches. Tu peux avoir la meilleure mécanique de rotation, si tes hanches n’ont pas l’amplitude pour suivre, ton kick plafonnera toujours au même endroit.
Hanches raides, chevilles bloquées, ischios courts : le trio qui plafonne ta progression
Les hanches raides limitent ton amplitude. Les chevilles figées t’empêchent de pivoter correctement. Les ischio-jambiers trop courts ralentissent l’exécution. Et le pire, c’est que tout ça augmente aussi ton risque de blessure à chaque séance.
Le mythe de l’étirement passif (et pourquoi ton corps te bloque pour se protéger)
La croyance la plus répandue, c’est qu’il faut s’étirer pour devenir souple. Le problème, c’est que ton corps n’est pas une machine mécanique : c’est un système intelligent piloté par ton cerveau et ton système nerveux, dont la priorité absolue est la sécurité.
Si tu pousses une articulation dans une amplitude où tu n’as pas de force pour la contrôler, ton cerveau bloque l’amplitude par protection. C’est ce qu’on appelle le réflexe myotatique : un verrou inconscient qui limite l’étirement tant que le corps ne se sent pas en sécurité dans la position. Tu peux t’étirer tous les soirs pendant des mois, si tu n’as pas de force fonctionnelle dans l’amplitude, le verrou reste en place et le gain reste temporaire.
Ce qui marche vraiment : la mobilité active
Pour kicker plus haut, plus vite, avec plus de puissance, il faut travailler ta mobilité articulaire active, pas seulement ta souplesse passive : ouvrir les hanches activement, assouplir le bassin en mouvement, et surtout gagner en force dans toute l’amplitude utile pour le kick. C’est ce travail-là qui rassure ton système nerveux et qui lui prouve qu’il peut lâcher la tension en toute sécurité.
| Approche | Étirement passif (méthode classique) | Mobilité active |
|---|---|---|
| Action | Tenir une position étirée, immobile | Bouger avec force dans l’amplitude |
| Message au système nerveux | Signal de danger → blocage | Signal de sécurité → relâchement |
| Effet sur le coup de pied | Souplesse passagère, peu de contrôle | Amplitude utilisable et puissante |
| Résultat sur la durée | Temporaire, à refaire sans fin | Durable |
Que tu pratiques le Muay Thaï, le karaté, le MMA, le taekwondo ou la capoeira, tu as besoin d’un corps libre et fort dans l’amplitude, pas juste d’un corps « qui touche ses pieds ». Je détaille comment travailler concrètement cette mobilité un peu plus bas, dans la dernière partie de l’article.
Les « lady bars » et la réalité derrière
La prostitution est techniquement illégale en Thaïlande mais largement tolérée dans les faits. Ce que l’on perçoit souvent comme une simple exploitation depuis l’Europe correspond, sur le terrain, à une réalité économique complexe : beaucoup de femmes travaillent dans ces bars pour subvenir aux besoins de leur famille, dans un pays où les filets de sécurité sociale sont quasi inexistants. C’est un sujet à aborder avec nuance plutôt qu’avec le seul prisme occidental.
Les règles à ne pas enfreindre
- Ne parle pas du roi, ni en bien ni en mal.
- Ne marche pas au-dessus des gens ou de la nourriture.
- Habille-toi correctement dans les temples.
- Retire tes chaussures dans certaines boutiques ou maisons.
- Ne retourne jamais un poisson dans ton assiette : c’est un signe de naufrage.
Ce que la Thaïlande m’a appris sur le corps
La Thaïlande m’a profondément marqué. C’est un pays de contrastes, de chaleur humaine, de sourires sincères, mais aussi de rigueur, de traditions et de défis. Et c’est là-bas que j’ai compris que pour progresser en arts martiaux, il ne suffit pas de frapper plus fort : il faut un corps mobile, sain, fonctionnel.
Tu veux améliorer tes coups de pied ? Ouvrir tes hanches ? Gagner en fluidité dans ton art martial ? La réponse n’est pas dans plus d’étirements passifs, mais dans plus de force, dans toute l’amplitude de ton mouvement.
Questions fréquentes sur la mobilité des hanches et le Muay Thaï
Comment ouvrir ses hanches pour des coups de pied plus hauts en Muay Thaï ?
Pas avec des étirements passifs interminables. Tes hanches s’ouvrent quand tu développes de la force active dans l’amplitude : squats profonds, fentes chargées, mobilisations articulaires dynamiques. Le corps relâche la tension quand il se sent en sécurité et en contrôle dans la position, pas quand on le force passivement.
Faut-il s’étirer avant ou après l’entraînement de boxe thaïlandaise ?
Les étirements statiques avant l’entraînement n’apportent quasiment aucun bénéfice sur la prévention des blessures, et peuvent même réduire temporairement la puissance musculaire. Mieux vaut un échauffement par mobilité articulaire active avant la séance, et réserver le travail de souplesse à des créneaux dédiés, en dehors de l’entraînement technique.
Pourquoi mes coups de pied stagnent malgré des années de pratique ?
Dans la grande majorité des cas, ce n’est pas un problème de technique mais de mobilité fonctionnelle : hanches raides, chevilles peu mobiles et ischio-jambiers courts limitent l’amplitude disponible, et le système nerveux verrouille l’articulation par sécurité tant qu’il ne perçoit pas assez de force dans cette amplitude (le réflexe myotatique). Tant que ce travail de fond n’est pas fait, la technique seule ne débloque pas la hauteur du kick.
Quel programme choisir pour améliorer sa mobilité quand on pratique un sport de combat ?
Le programme Force & Souplesse 2.0 de Move With Julien est conçu pour les sportifs qui s’entraînent déjà régulièrement mais qui sentent que leur corps manque d’amplitude ou de souplesse active. Pour les personnes qui ressentent surtout des douleurs articulaires au quotidien et qui ne pratiquent pas encore de sport, le programme Remise en Mouvement (REM) est le point de départ recommandé.
Tu pratiques un sport de combat (ou tout autre sport) et ton corps te freine ?
Si tu te reconnais dans cet article, tu t’entraînes dur, tu progresses techniquement, mais ton corps ne suit pas et tu sens que ton amplitude te limite, c’est exactement pour toi que j’ai créé Force & Souplesse 2.0.
- Tu n’as pas forcément mal, mais tu te sens raide, limité ou « fragile » dans certains mouvements.
- Tu veux gagner en souplesse sans passer par des étirements passifs inefficaces.
- Tu veux un corps plus fort, plus mobile et capable dans toutes les positions.
- Tu fais déjà du sport, mais tu sens que ton corps ne suit pas ou manque d’amplitude.
C’est ce qu’a vécu Panayotis, l’un de mes élèves : « Grâce à ce programme, les inflammations aux différents tendons de l’épaule dont j’ai été victime se sont fortement atténuées, ce qui m’a permis de reprendre la boxe et différents autres sports. »
Si en revanche tu ressens surtout des douleurs au quotidien, que tu ne fais plus vraiment de sport et que tu veux repartir de zéro en douceur, commence plutôt par Remise en Mouvement (REM), le point d’entrée le plus adapté.
Le mouvement, c’est la vie.
Julien Demaret



